Saturday, 6 July 2013

Michel Garcia jongle avec les cuves d'indigo

Entre le vert et le bleu avec Michel à Lauris

Tout a commencé très vite au stage à Lauris. 

Dans la première heure, Michel avait mis en route plusieurs cuves et des feuilles fraiches de persicaire dans plusieurs récipients à macérer... 

Le timing de ce stage était stratégique car il coïncidait avec la première récolte d'indigo initiée par Couleur Garance. Voir l'article sur l'extraction ICI.

"On peut faire monter des cuves d'indigo n'importe où avec ce qui se trouve sur place" explique Michel en s'affairant. C'est pourquoi nous allions faire le tour du monde de cuve en cuve.

Une cuve de teinture à la rubarbe, une cuve de garance, une cuve au hénné. Le Maghreb, la Turquie, l'Himalaya... je commençais à perdre pied. Faire des teintures de couleurs pour aboutir à une cuve d'indigo.

Mais aussi une cuve d'indigo scandinave à froid pour les fibres végétales et puis la méthode indienne au fructose avec de la pate de date.

La teinture, c'est de la chimie
Tout simplement, l'objectif est de réduire l'indigo pour le dissoudre avec du fer ou du sucre, qui sont des antioxydants, et le tout dans un milieu basique.  

Ensuite, il y a plusieurs méthodes
La surface de la cuve devient irisée

Les premières bulles bleues apparaissent

L'une après l'autre, les cuves se transforment

Michel Garcia montre la fleur
d'indigo d'une cuve réussie

Le liquide de la cuve est jaune vert
et le tissu prend sa teinte bleue
au contact de l'air


Gina Mastio, artiste textile australienne pose devant sa veste teintée d'un bleu profond.


Petit échantillon de tie dye


Michel Garcia, Plantes et couleurs, anime régulièrement des stages de teinture naturelle avec l'Association Couleur Garance à Lauris en Provence.

Wednesday, 3 July 2013

First large scale indigo extraction in Lauris

Première journée d'extraction 
Après un démarrage un peu difficile où il a fallu résoudre essentiellement des problèmes de raccords et de plomberie, l’équipe de l'association Couleur Garance, sous la houlette de Michel Garcia, a  réussi a traiter 200 kg de feuilles et obtenu un pigment d'excellente qualité. 
Petit diaporama des étapes:

La cueillette et extraction se sont poursuivis au cours du mois de juillet. Les plantes de persicaire sont cultivees dnas le village voisin de Vaugines.
C'est une nouvelle aventure...

Association Couleur Garance 
84360 LAURIS, FRANCE
04 90 08 40 48 
contact@couleur-garance.com 

Monday, 1 July 2013

Extraction de l'indigo avec Michel Garcia

Sans aucun doute, Michel a  les doigts bleus


Michel Garcia à Lauris
La récolte de persicaire venait de commencer 

Michel Garcia a pu nous montrer comment on extrait l'indigo des plantes fraîches.  L'association Couleur Garance a initié la culture de persicaire - persicaria tinctoria - dans le village voisin de Vaugines. 


Persicaria tinctoria récoltée en Provence









Les feuilles doivent macérer
dans de l'eau chaude
à environ 50 degrés
pendant 2 heures et demie



Après avoir ajouté de la chaux au jus
pour obtenir un ph de 9,
vient ensuite l’étape d’aération. 

On transvase tout simplement d'un 
récipient à un autre, en faisant 
le maximum de bulles!






On aperçoit les particules d'indigo en suspension

Apres filtrage, Michel met 
la pâte d'indigo a sécher.

Nous utiliserons ensuite cette pâte pour faire une cuve de teinture. 
Et elle était puissante!

Sunday, 3 March 2013

Tomoko demonstrates indigo dyeing from Japan

Tomoko maîtrise la teinture a l'indigo
Tomoko commence la démonstration
Tomoko nous parle de teinture a l'indigo depuis un moment, et nous l'avons pris au mot. Pour cette dernière classe avant les congés d'hiver, elle est venue avec tout son matériel.
Tomoko pese la poudre d'indigo,
derriere elle, Nadine Donatti,  notre professeur.


Nous sommes dans la classe de couleur sur textiles de Nadine Donatti aux Ateliers des Beaux Arts de la Ville de Paris.

Tomoko nous vient d'Osaka
Elle habite en France depuis quelques années et elle est venue avec sa passion pour l'indigo. Toujours intéressée par les textiles, elle a commencé a découvrir la teinture et le batik au Japon. Elle a appris les rudiments dans un Centre culturel près de chez elle dans la région d'Osaka.  Elle y allait régulièrement le soir après le travail pour expérimenter... 

En 1995, le grand maître Hakudo Sanada l'a accueillie les week-ends dans son atelier de Hyogo. C'est lui qui a détecté non seulement la passion mais aussi le talent de Tomoko et lui a imparti son savoir-faire.

La recette de Tomoko

Tomoko pèse environ 30g de poudre d'indigo et mouille la poudre avec un peu d'eau froide pour faire une pâte au fond de la cuve, mais l'indigo ne se dissout pas comme cela!




Elle met de la soude caustique dans un bol et verse de l'eau bouillante dessous, en se reculant bien pour ne pas respirer les vapeurs nocives.

Elle ajoute une partie du mélange de soude caustique a la cuve.

Encore de l'eau froide pour remplir le fond de la cuve, puis elle saupoudre quelques cuillerées a soupe d'hydrosulfite de sodium sur le bain.
Surface irisée caractéristique de la cuve d'indigo

 Le bain se métamorphose sous nos yeux. Au bout d'un quart d'heure, de petites bulles qu'on appelle "fleurs d'indigo" au Japon apparaissent et des traces irisées se forment a la surface. C'est bon signe!

Tomoko, toujours aussi concentrée, trempe le premier échantillon de coton dans la cuve, puis le trempe dans une deuxième cuve de rinçage a l'eau claire. 

Du vert, il vire au bleu comme prévu.
Il faut dire que ce n'est pas toujours gagne et que les cuves d'indigo peuvent être ingrates....



Tomoko toute fière de sa cuve d'indigo




Tie Dye frénésie


En attendant, Fleur, GK, Sophie et Brigitte s'affairaient pour nouer leurs pièces de tissu... 



















La cuve d'indigo est prête

Florence rince son napperon en coton dans l'eau tiède et le laisse tremper une dizaine de minutes pour qu'il soit bien mouillé en profondeur, puis le sort surtout sans l'essorer et le laisse s’égoutter.. 

Il sera prêt a teindre quand il sera sec a 60% . 

Tomoko place le napperon dans la cuve d'indigo, en prenant soin de le maintenir entièrement submergé pour éviter le contact avec l'air, et en le remuant doucement pour qu'il absorbe bien la couleur. 

Quand le napperon sort de la cuve, il est vert. Tomoko le plonge dans un bac d'eau propre pour le rincer. Progressivement, il devient bleu et prend une belle teinte de bleu profond.
Le napperon, un cadeau de la grand mère de Florence qui l'avait crocheté a son intention, prend une seconde vie.
Chacune prend plaisir a enfiler des gants pour touiller dans la cuve.




Il faudra attendre deux semaines pour découvrir les résultats de nos teintures au retour des congés.




Arigato gozaimasu Tomoko!










Saturday, 16 February 2013

Houey Hong: a Centre to skill up Lao women


                   

Learning and living heritage


Learning to weave complex patterns


The Centre was established in 1998 with grants from Japanese organisations, the Association for Supporting Women and Lao Children, and the Association for Providing Jobs for Lao Women.




As Lao women play a key role in developping the country's economy, the Foundation aims to improve gender equality by assisting skilled women to participate in their communities.

The Centre is all about vocational training, training trainers and reviving Lao traditional crafts such as weaving and dyeing. 

It also established an extensive database of natural dying plants and recorded old patterns and traditional weaving techniques from different regions across the country.
Or drop in at True Colour their shop in Vientiane to see their work.

Now for the professional indigo dyeing workshop



In Laos, silk farms are situated in the North of the country, up in the hills. When the skeins arrive they are first boiled and dried before dyeing.


The indigo comes from Northern Laos.
It's quite a physical job.

Dyeing with ndigo takes time...
Skeins are soaked and stirred in the indigo vat and dried several times to get a darker shade of blue. 

One of the many indigo vats at Houey Hong Centre.