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Tuesday, 12 April 2016

Boro, the fabric of life

Reviving threadbare cloths for survival


Kimonos, work clothes, trousers, futon covers... a collection of handmade pieces, repaired, patched, reworked by Japanese farmers between 1850 and 1950. All are made of leftover fabrics reused several times, mostly made of indigo dyed cotton. 
Boro comes from the Japanese onomatopoeic boroboro, which means something tattered or repaired, demonstrates esteem for our available resources, labor and everyday objects.
Boro textiles bring together essential principles of traditional Japanese ethics and aesthetics. They are sober and modest (shibui); imperfections are expressed by irregularity, incompleteness, rawness and simplicity (wabi-sabi); and, of course, regret about any waste (motttainai). All of these are far from today’s consumer driven society.
Arte povera
Until well into the 20th century, large parts of Japan were so poor that people could rarely buy textiles for clothing and bedding. In the North, cotton was precious and pieces of used fabric were purchased to make patch-work clothing or duvets. Many of these textiles had been mended repeatedly from generation to generation without being thrown away.
“Boro textiles were the domain of the ordinary man and represented a collective, impoverished past. They were largely forgotten after the mid-twentieth century when Japan’s society shifted towards mass-scale modernization and urbanization. However, they are the tangible embodiment of a cultural legacy which has only recently been accorded a formal name and has received critical consideration”, explains Mr. Szczepanek a New York based gallerist who collected most of these works. 

Rich patches of old traditional fabrics

The diversity of patches on any given piece is a veritable encyclopedia of hand loomed cotton indigo from old Japan. In most cases, the beautiful arrangement of patches and mending stitches is borne of necessity and happenstance, and was not planned by the maker.
Imagine that boro textiles were stitched in the shadows of farmhouses, often at night by the light of one dim andon, on the laps of farm women. This unselfconscious creative process has yielded hand-made articles of soulful beauty, each of which calls upon to be recognized and admired as more than the utilitarian cloth they were intended to be.

WHEN RECYCLING TELLS A STORY





Moreover, the irregularly patched boro textiles feature a stunning similarity to modern art’s collage aesthetics, reminding today’s viewer of works by artists Paul Klee and Robert Rauschenberg or Brazilian designers Fernando and Humberto Campana. Boro – The Fabric of Life illuminates a little known chapter of craft history and serves as a valuable source of inspiration for today’s designers, artists, aficionados and, last but not least, us as consumers.

Boro – The Fabric of Life
A travelling exhibition organised by CIRECA. The exhibition is designed in cooperation with graduate students from Parsons The New School for Design, New York. Boisbuchet presented this exhibition in 2013, which is now travelling.
http://www.boisbuchet.org/boro-the-fabric-of-life/

Sunday, 3 March 2013

Tomoko demonstrates indigo dyeing from Japan

Tomoko maîtrise la teinture a l'indigo
Tomoko commence la démonstration
Tomoko nous parle de teinture a l'indigo depuis un moment, et nous l'avons pris au mot. Pour cette dernière classe avant les congés d'hiver, elle est venue avec tout son matériel.
Tomoko pese la poudre d'indigo,
derriere elle, Nadine Donatti,  notre professeur.


Nous sommes dans la classe de couleur sur textiles de Nadine Donatti aux Ateliers des Beaux Arts de la Ville de Paris.

Tomoko nous vient d'Osaka
Elle habite en France depuis quelques années et elle est venue avec sa passion pour l'indigo. Toujours intéressée par les textiles, elle a commencé a découvrir la teinture et le batik au Japon. Elle a appris les rudiments dans un Centre culturel près de chez elle dans la région d'Osaka.  Elle y allait régulièrement le soir après le travail pour expérimenter... 

En 1995, le grand maître Hakudo Sanada l'a accueillie les week-ends dans son atelier de Hyogo. C'est lui qui a détecté non seulement la passion mais aussi le talent de Tomoko et lui a imparti son savoir-faire.

La recette de Tomoko

Tomoko pèse environ 30g de poudre d'indigo et mouille la poudre avec un peu d'eau froide pour faire une pâte au fond de la cuve, mais l'indigo ne se dissout pas comme cela!




Elle met de la soude caustique dans un bol et verse de l'eau bouillante dessous, en se reculant bien pour ne pas respirer les vapeurs nocives.

Elle ajoute une partie du mélange de soude caustique a la cuve.

Encore de l'eau froide pour remplir le fond de la cuve, puis elle saupoudre quelques cuillerées a soupe d'hydrosulfite de sodium sur le bain.
Surface irisée caractéristique de la cuve d'indigo

 Le bain se métamorphose sous nos yeux. Au bout d'un quart d'heure, de petites bulles qu'on appelle "fleurs d'indigo" au Japon apparaissent et des traces irisées se forment a la surface. C'est bon signe!

Tomoko, toujours aussi concentrée, trempe le premier échantillon de coton dans la cuve, puis le trempe dans une deuxième cuve de rinçage a l'eau claire. 

Du vert, il vire au bleu comme prévu.
Il faut dire que ce n'est pas toujours gagne et que les cuves d'indigo peuvent être ingrates....



Tomoko toute fière de sa cuve d'indigo




Tie Dye frénésie


En attendant, Fleur, GK, Sophie et Brigitte s'affairaient pour nouer leurs pièces de tissu... 



















La cuve d'indigo est prête

Florence rince son napperon en coton dans l'eau tiède et le laisse tremper une dizaine de minutes pour qu'il soit bien mouillé en profondeur, puis le sort surtout sans l'essorer et le laisse s’égoutter.. 

Il sera prêt a teindre quand il sera sec a 60% . 

Tomoko place le napperon dans la cuve d'indigo, en prenant soin de le maintenir entièrement submergé pour éviter le contact avec l'air, et en le remuant doucement pour qu'il absorbe bien la couleur. 

Quand le napperon sort de la cuve, il est vert. Tomoko le plonge dans un bac d'eau propre pour le rincer. Progressivement, il devient bleu et prend une belle teinte de bleu profond.
Le napperon, un cadeau de la grand mère de Florence qui l'avait crocheté a son intention, prend une seconde vie.
Chacune prend plaisir a enfiler des gants pour touiller dans la cuve.




Il faudra attendre deux semaines pour découvrir les résultats de nos teintures au retour des congés.




Arigato gozaimasu Tomoko!