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Tuesday, 12 April 2016

Rythme de shibori

Twist and turn for ever


Franckie anime le stage de shibori
de Couleur Garance
De retour au Jardin Conservatoire des Plantes tinctoriales à Lauris ce week end pour un stage de shibori, animé par Franckie Micholin.

C'était une bonne occasion de reprendre les techniques de base de teinture végétale par réserve une à une dans l'atelier de l'Association Couleur Garance.

Styliste de profession,  Franckie pratique la teinture végétale depuis des années. Elle a crée Au fil de la Soie,  un atelier dans la Drôme.

Généreuse et heureuse de partager ses connaissances, elle nous a menées à travers toutes sortes de pliages, torsions de tissu, serrage par pression pour créer à motifs à réserves. 

Un beau chemin de traces, découvertes, surprises à l'infini.

Elastiques et ficelle pour nouer les carrés de tissu
Franckie explique les techniques


Indigo
Une couleur pour le shibori - le bleu qui sera réalisé dans plusieurs cuves. Un cuve au fer pour les cotons et une autre au fructose pour la soie.

Toutes sortes de configurations de tissu roulé, pincé, enroulé se retrouvent dans la cuve!


Le contenu n'a rien a voir avec la crème
 malgré le tablier!

 Le tissu sort vert de la cuve d'indigo puis
 devient progressivement bleu au contact de l'air
Arrive le moment de dérouler et découdre ...
Concentration autour de la table d'opération...
Laurence denoue ses premiers échantillons
Surprise, surprise pour Isabelle aussi


Quelques pliages traditionnels
Graines et morceau de corail noués
Spirale cousue












Tissu plié puis cousu pour ces motifs tout fins


Tout peut laisser une trace!

Pourquoi pas utiliser des gaines électriques, des morceaux de bois, expérimenter avec des ficelles de tailles différentes.... la récupération de vieux matériaux est au programme

Carré de soie plié puis enroulé et noué
autour d'un morceau de gaine électrique
 
Deux gaines électriques et deux batons pour les maintenir!
Le résultat est graphique sur ce carré de soie




Roseline fait sécher les pièces,
ensuite elles seront repassées
Quelques échantillons parmi beaucoup d'autres!

Voir cet autre article sur le shibori à Vientiane.

Le début d'une nouvelle aventure de shibori!
Laurence, Paule, Claudine, Isabelle, Muriel, Franckie
et Roseline et Anne


Sunday, 3 November 2013

Hands on shibori with Yoshiko Wada

Yoshiko Wada explains
intricate shibori techniques in Lauris
Shibori is the memory of folds

Yoshiko launched us into her course with this statement...leaving traces on the fabric. During the International Colour Forum in Lauris this October, Yoshiko held two workshops on Shibori for novices like me.

Folding the fabric regularly, irregularly, or sewing up small sections to prevent parts of the fabrci to enter into contact with the dye: a thousand ways to create textile designs with dyes.

We worked on a piece of silk organza. This very fine fabric is actually fairly stiff for its thickness, because of the presence serecin, a protein substance produced by the silkworms.

Firts we folded the fabric and clamped it with different shapes - I chose the O.


It takes lots of hands to clamp
several pieces together!
Two O plexi shapes are clamped tight on my piece
Then we placed the wetted fabrics in a bath of soda ash.
Contact with the soda ash removed 
the serecin and softened the silk
Yoshiko wraps around my piece for arashi shibori on a PVC down pipe!
Then slides up the fabric tightly and gathers
it in a diagonal direction, tyeing the bundle up with string.
I dyed my piece in a bath of madder, rinsed and dried it.
Then I got carried away and didn't take photos of the arashi result!
Next step, I dyed the piece in indigo and here is the result.

The indigo blue turns out stronger on the serecin ladden spots.
Madder arashi shibori designs come out through the blue in purple brown shades.
Enthusiastic encouraging reaction from Yoshiko
After all these years of experience, Yoshiko still enjoys the surprises of shibori and shares her passion for this technique and natural dyes. 
Watch out it is contagious!

To find out more about Yoshiko's activities here

Friday, 25 October 2013

Slow Fiber Studio Shibori shines in France

Shibori piece from Japan
Shibori from the world over

Lauris staged an exhibition of naturally dyed fine pieces  during the International natural color Forum at Le Jardin de Magali, gallery in the provençal village of Lauris. Yoshiko Wada, heads the Slow Fiber Studios, which promotes textiles and natural dyes internationally.

A variety of styles and techniques to show off contemporary artistic work based on age long skills.


Australian textile artist, Silvia Riley










Silvia Riley, textile designer from Sydney showed colourful pieces dyed with eco print techniques using native tree leaves and plants from Australia.
Ecoprint piece by Silvia Riley















From the United States, Catharine Ellis presented impressive handwoven pieces with different types of thread so dyes take in a different ways according to the fiber forming texture and nuances checkered patterns. In addition, she works sections in shibori. Based in the mountains of North Carolina, Catharine explores woven shibori techniques with natural dyes.
Shibori section from a piece from Catharine Ellis

Catharine Ellis woven shibori piece

A very inspiring exhibition.

Sunday, 3 March 2013

Tomoko demonstrates indigo dyeing from Japan

Tomoko maîtrise la teinture a l'indigo
Tomoko commence la démonstration
Tomoko nous parle de teinture a l'indigo depuis un moment, et nous l'avons pris au mot. Pour cette dernière classe avant les congés d'hiver, elle est venue avec tout son matériel.
Tomoko pese la poudre d'indigo,
derriere elle, Nadine Donatti,  notre professeur.


Nous sommes dans la classe de couleur sur textiles de Nadine Donatti aux Ateliers des Beaux Arts de la Ville de Paris.

Tomoko nous vient d'Osaka
Elle habite en France depuis quelques années et elle est venue avec sa passion pour l'indigo. Toujours intéressée par les textiles, elle a commencé a découvrir la teinture et le batik au Japon. Elle a appris les rudiments dans un Centre culturel près de chez elle dans la région d'Osaka.  Elle y allait régulièrement le soir après le travail pour expérimenter... 

En 1995, le grand maître Hakudo Sanada l'a accueillie les week-ends dans son atelier de Hyogo. C'est lui qui a détecté non seulement la passion mais aussi le talent de Tomoko et lui a imparti son savoir-faire.

La recette de Tomoko

Tomoko pèse environ 30g de poudre d'indigo et mouille la poudre avec un peu d'eau froide pour faire une pâte au fond de la cuve, mais l'indigo ne se dissout pas comme cela!




Elle met de la soude caustique dans un bol et verse de l'eau bouillante dessous, en se reculant bien pour ne pas respirer les vapeurs nocives.

Elle ajoute une partie du mélange de soude caustique a la cuve.

Encore de l'eau froide pour remplir le fond de la cuve, puis elle saupoudre quelques cuillerées a soupe d'hydrosulfite de sodium sur le bain.
Surface irisée caractéristique de la cuve d'indigo

 Le bain se métamorphose sous nos yeux. Au bout d'un quart d'heure, de petites bulles qu'on appelle "fleurs d'indigo" au Japon apparaissent et des traces irisées se forment a la surface. C'est bon signe!

Tomoko, toujours aussi concentrée, trempe le premier échantillon de coton dans la cuve, puis le trempe dans une deuxième cuve de rinçage a l'eau claire. 

Du vert, il vire au bleu comme prévu.
Il faut dire que ce n'est pas toujours gagne et que les cuves d'indigo peuvent être ingrates....



Tomoko toute fière de sa cuve d'indigo




Tie Dye frénésie


En attendant, Fleur, GK, Sophie et Brigitte s'affairaient pour nouer leurs pièces de tissu... 



















La cuve d'indigo est prête

Florence rince son napperon en coton dans l'eau tiède et le laisse tremper une dizaine de minutes pour qu'il soit bien mouillé en profondeur, puis le sort surtout sans l'essorer et le laisse s’égoutter.. 

Il sera prêt a teindre quand il sera sec a 60% . 

Tomoko place le napperon dans la cuve d'indigo, en prenant soin de le maintenir entièrement submergé pour éviter le contact avec l'air, et en le remuant doucement pour qu'il absorbe bien la couleur. 

Quand le napperon sort de la cuve, il est vert. Tomoko le plonge dans un bac d'eau propre pour le rincer. Progressivement, il devient bleu et prend une belle teinte de bleu profond.
Le napperon, un cadeau de la grand mère de Florence qui l'avait crocheté a son intention, prend une seconde vie.
Chacune prend plaisir a enfiler des gants pour touiller dans la cuve.




Il faudra attendre deux semaines pour découvrir les résultats de nos teintures au retour des congés.




Arigato gozaimasu Tomoko!